Mot du Président

Depuis le début de l’année, l’équipe nouvellement élue à la tête de l’Association d’Amitié France-Syrie n’a pas ménagé sa peine.

Elle a répondu à l’urgence que commande la situation dramatique dans laquelle se trouvent des millions de réfugiés syriens qui ont fui un pays dévasté par la guerre.

Elle a noué un partenariat avec le HCR pour jouer son rôle de lanceur d’alerte et pour mobiliser les forces vives aptes à aider ces personnes dans la plus grande détresse.

L’AFS ne saurait rester silencieuse face à tant de malheur.

Il faut que chacun, membre de notre association, ou non-membre, mais personne de bonne volonté, là où il se trouve,  n’hésite pas à tendre la main fasse des visites à ces réfugiés pour réchauffer leur cœur meurtri et leur porter aide et assistance.

C’est l’amitié France-Syrie en action.

Cette amitié s’est également caractérisée par la mise au point d’un partenariat avec l’Association France-Syrie du Sénat et bientôt, nous l’espérons, avec celle de l’Assemblée Nationale.

Nous avons procédé avec le Sénateur Jean-Pierre VIAL et le Proviseur du Lycée Charles de Gaulle de Damas à un inventaire de la situation et des besoins pour envoyer des dons et subventions afin que ce lycée puisse rouvrir ses portes en Septembre.

L’avenir des enfants syriens et leur éducation, même en situation de guerre, sont un gage pour la paix, la réconciliation nationale et l’avenir d’une Syrie apaisée, dans un système politique démocratisé, que les Syriens doivent se choisir eux-mêmes sans ingérence étrangère.

Nos élus, historiens, archéologues, n’ont pas non plus ménagé leur peine en participant à des réunions, des colloques pour la protection du patrimoine syrien, notamment dans le cadre de l’initiative prise par l’UNESCO.

Ces actions pour la sauvegarde du patrimoine syrien sont de la plus haute importance, car c’est dans les racines du passé que l’on rebâtit le futur.

L’Association d’Amitié France-Syrie, depuis le début de la crise syrienne, s’est efforcée d’observer une stricte neutralité permettant de donner la parole à tous les Syriens quelles que soient leurs opinions.

Ce positionnement fort a permis des échanges très riches au service de l’amitié franco-syrienne.

Dans ce cadre de neutralité, l’organisation d’un processus de médiation a toute sa place.

Notre projet consistera à organiser une médiation que l’on pourrait appeler « test » avec l’aide d’un médiateur international reconnu.

Il ne s’agit pas pour notre association de nous ingérer dans le conflit syrien qui est complexe et nous dépasse, mais qui devrait, à notre niveau, contribuer au rétablissement du dialogue et à la paix.

Nous avons en conséquence pensé que si deux personnalités syriennes dans le cadre d’une démarche purement personnelle acceptaient de participer à une médiation avec l’aide d’un médiateur expérimenté formé à la technique spécifique de la médiation telle qu’elle se pratique dans la vie économique et sociale, cela contribuerait à diffuser par cercle concentrique un esprit de médiation propre à favoriser le dialogue, la réconciliation, la reconstruction et la paix.

Tout ce qui sera fait pour la paix sera bon, tout ce qui sera mené comme action pour favoriser une réconciliation nationale en Syrie doit être tenté.

Tout ce qui sera fait pour la concorde et l’amitié entre les peuples doit être préservé, et surtout l’amitié entre la France et la Syrie.

Notre association, avec la détermination de ses membres, et la mobilisation de toutes les énergies, apportera sa modeste contribution à cette œuvre humanitaire.

Restons confiants.

Avec toute mon amitié.