Économie – Syrie

Chiffres-Clés de l’économie syrienne (Source : FMI – septembre  2010)

2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
Produit Intérieur Brut (Md USD)
28,633,540,654,552,559,466,0
Croissance réelle du PIB (%)
 65,26,35,2455,5
Inflation prix consommation (%)
7,2104,714,57,56,05,0
Dette externe/PIB (%)
23,419,214,510,412,19,18,1
Solde budgétaire/PIB (%)
-4,5-1,1-4,0-2,8-5,5-4,5-5,8
Solde budgétaire hors recettes pétrolières/PIB hors pétrole (%)
-11,6
-8,4-8,9-7,9-10,0-6,3– 6,2
Importations Biens et Services (Md USD)
10,511,713,416,215,817,018,7
Exportations Biens et Services (Md USD)
7,69,111,213,713,214,4
Importations Biens et Services hors pétrole (Md USD)
7,89,010,311,412,213,115,2
Exportations Biens et Services hors pétrole (Md USD)
4,76,27,49,09,311,113,2
Solde de la Balance des paiements (Md USD)
-0,5-1,20,6-0,1-0,00,9-0,6
Réserves de change brut (Md USD)
En mois d’importations
17,4
16
16,5
13,6
17,0
11,5
17,1
9,4
17,1
10,7
16,6
9,4
16,1
8,4
Croissance PIB hors pétrole7,56,95,86,04,55,56,0
Croissance pétrole-8,6-7,1-4,80,00,20,20,0
Solde des échanges pétroliers (Md USD)0,70,0-1,0-1,7-1,0-1,2 –

2009 et 2010 estimations, 2011 : projections

Économie

Investissements français en Syrie :

La Syrie représente un intérêt croissant pour les investisseurs français
La France est le premier investisseur européen hors pétrole et Total poursuit ses investissements
Le premier investissement français remonte à 1988 avec l’implantation de Total. Depuis, Total a continué à investir très régulièrement pour une meilleure exploitation des champs et signé un accord préférentiel pour en obtenir de nouveaux.

Il faudra ensuite attendre 2003 pour voir arriver des capitaux français importants, en lien avec l’ouverture de la Syrie aux investissements privés.

Bel est ainsi le premier français à avoir implanté une unité de production, inaugurée en 2005 (investissement 100% français) et Lafarge réalise depuis 2008 l’investissement étranger le plus important dans son secteur (construction d’une cimenterie d’une capacité de 3M de tonnes annuelle),  Air Liquide pour sa part a inauguré en 2010 une usine de production de gaz industriels.
Selon les chiffres de la Banque de France, l’IDE français en Syrie avoisine 1,6 milliard USD.se rapproche des stocks détenus par la France au Liban, partenaire principal de la France dans la zone. Ils sont désormais plus élevés que les stocks d’IDE français en Jordanie
Les investissements français en Syrie sont concentrés sur les secteurs hydrocarbures et ressources minières (Total et Lafarge), qui accueillaient 89% des stocks d’IDE français en Syrie en 2008. Le reste concerne l’Immobilier et services aux entreprises 6%, Agriculture et industrie alimentaire 1%, Autres 4%.

En 2010, la Syrie comptait 16 implantations françaises directes et plus d’une vingtaine de sociétés présentes au travers de filiales ou bureaux de représentation, employant 900 personnes. Par-ailleurs, de nombreuses marques sont présentes sous forme de franchise ou licence (biens de consommation et santé essentiellement).

Il est à noter l’arrivée de nouvelles enseignes françaises en distribution (Monoprix, Daniel Hechter…), gestion hôtelière (Ibis et Novotel, groupe Accor) et les ouvertures de bureaux de représentations (Veritas, MTO, …) et les partenariats (Sobem, Sodem…) se multiplient. CMA-CGM a obtenu en juillet 2009 le deuxième terminal portuaire offert en BOT et envisa ge des extensions.
(In lettre de la Syrie, réalisée par la Mission Economique Française en Syrie. Janvier 2011)

Echanges commerciaux franco-syriens au 1er semestre 2010 :
Les flux globaux des échanges commerciaux entre la France et la Syrie enregistrent une hausse de 50% au premier semestre 2010, pour un montant de 468 M €E contre 314 M € au 1er semestre 2009. La balance commerciale bilatérale est déficitaire pour la France -101 M € (positive de 40 millions sur la même période 2009) pour un taux de couverture de 55%.

Les importations françaises au 1er semestre 2010 se sont élevées à 284 M €, composées essentiellement d’hydrocarbures, phosphates, industries textiles (habillement, linge de maison, tissus, fils), produits de toilette et savons d’Alep, plantes à épices (anis, cumin…).

Les exportations françaises s’établissent à 183 M€, en augmentation de + 3,6% par rapport à la même période de 2009. Cette augmentation est largement due à la vente de deux avions ATR (27 M€) à la compagnie nationale syrienne, les ventes de tabac, les machines chaudières et engins mécaniques, (19,7 M€)  les préparations pharmaceutiques (18,8M€), ventes d’instruments et de fournitures médicales (3,2 M€), sucre (3,3M €), produits laitiers et fromages (3M€).
Selon le Bureau des statistiques syriennes, la France ne figure plus parmi les 10 premiers fournisseurs de la Syrie. Seules Malte et l’Italie, pour ce qui concerne les pays européens, prennent place dans ce classement dominé par la Russie, la Chine, l’Ukraine, et la Turquie (Allemagne 11ème fournisseur).

(in lettre de la Syrie, réalisée par la Mission Economique Française en Syrie, Septembre 2010).

L’Économie syrienne en 2010

2010 a été pour l’économie syrienne une année de consolidation des progrès enregistrés durant les années précédentes. Après les soubresauts de 2008 et 2009, la plupart des indicateurs macroéconomiques ont retrouvé le rythme des années 2000. La croissance du secteur privé est encore tiré par les progrès du secteur tertiaire (banque et tourisme notamment) mais devraient se propager à l’ensemble de l’économie. La modernisation de l’Etat et l’assainissement des finances publiques poursuit enfin son cours et devrait contribuer à une amélioration globale de l’environnement des affaires.
Un Bon rythme de croisière
Après un ralentissement de la croissance à 4% en 2009, le rythme de progression du PIB est revenu en 2010 à 5% et devrait se poursuivre avec 5,5%
en 2011 selon le FMI.
Il en va de même pour l’inflation qui, après le bond de 15,2% de 2008 et le petit 2,18% enregistré en 2009 se stabilise à 5%, ainsi que
pour le déficit commercial qui est revenu selon le FMI à 3,9% du PIB après avoir atteint 4,5% en 2009.
En effet, le volume des échanges retrouve quasiment le niveau de 2008 après une légère inflexion en 2009. Importations et exportations ont ainsi toutes les deux progressé de 12%.
Le déficit commercial se maintient à 4,5% du PIB mais est compensé par une hausse de l’excédent de la balance des paiements de 40%
(tirée par l’augmentation des rémittences de la diaspora et des revenus du tourisme). Au final la balance des paiements affiche un solde légèrement négatif à 0,9% du PIB (+400 millions d’euros).
Le développement du secteur tertiaire tire la croissance :
Ce retour à la croissance est tiré par le développement des activités tertiaires et notamment de la banque et du tourisme.
Avec une hausse du portefeuille de prêts total de 14,7% entre 2009 et 2010, le secteur bancaire confirme la dynamique de croissance observable depuis l’ouverture au privé en 2004. Avec l’arrivée de deux nouveaux acteurs en 2010, le marché compte désormais quatorze banques privées dont trois islamiques mais reste encore dominé par les six banques publiques qui détiennent les ¾ des actifs. Le secteur bancaire a d’importantes marges de progressions car la Syrie est un pays encore largement sous-bancarisé (avec une agence pour 45 000 habitants).
 Le tourisme a rapporté quant à lui en 2010 plus d’un milliard d’euros en devise. Le nombre de visiteurs aurait progressé de 50% par rapport à 2009, avec un contingent européen de plus en plus important.
Le bilan du secteur secondaire est en revanche plus mitigé. Si les quatre cités industrielles du pays (Adra, Hessia, Cheikh Najjar et Deir Ez Zor) ont reçu près de 7 milliards d’euros d’investissement en 2010, les industries traditionnelles du pays peinent à faire face à la concurrence des produits importés massivement de Turquie avec la mise en oeuvre progressive de l’accord de libre échange. La production textile a par exemple diminué de 80% entre 2009 et 2010.
Enfin, l’année a été catastrophique pour la production agricole. Les cultures de blé ont été touchées par la maladie de la rouille brune qui n’a permis de récolter que la moitié de la quantité espérée.
La mise en place des chantiers du XIe plan quinquennal
Cette année 2010 a vu la modernisation de l’environnement des affaires, avec l’adoption en mai du code du travail et l’ouverture des secteurs des télécommunications et de l’électricité  à l’investissement privé.
D’autres chantiers de réformes devraient voir le jour dans le courant de l’année 2011 tels que l’adoption d’une loi encadrant les contrats de Partenariats Public Privé, où l’installation de l’Agence Nationale de Planification Régionale (calquée sur le modèle de la Datar française).
2011 est également l’année ou commence le XIe plan quinquennal qui a fait de la modernisation des infrastructures, une priorité de l’investissement public.
Sur le plan des finances publiques enfin, le modeste déficit budgétaire de 4,5% du PIB (par rapport aux 6,5% programmés) permet au pays d’atteindre un niveau d’endettement externe particulièrement bas (9,1% du PIB). Afin d’exploiter au mieux cette importante capacité d’emprunt, le gouvernement a émis au mois de décembre les premiers titres de la dette publique, sous la forme d’abord de bons du Trésor à 3 mois, puis à 1 et 5 ans d’échéance.
La modernisation de ces outils de création de dette (notamment la mise en place d’un marché secondaire pour ces titres et l’ouverture à davantage de catégories
d’investisseurs) devrait aider l’Etat à financer au mieux les projets d’investissement du XIe plan.

.(in Lettre de Syrie, service économique de l’Ambassade de France. Janvier 2011. FMI.).

Le forum économique syro-français discute de projets de partenariats dans différents domaines 03 Fév 2011

Damas / Organisé par le conseil d’hommes d’affaires syro-français, le forum économique syro-français a passé en revue le 3 février les opportunités d’investissement et de coopération entre les deux pays.
Les deux parties ont examiné les grands projets réalisés par des sociétés locales et en ont étudié la faisabilité économique.
Le vice-président du Conseil des ministres aux affaires économiques, M. Abdallah Dardari, a indiqué que le gouvernement et le secteur privé avaient commencé il y a quelques années à effectuer un programme économique de réforme, soulignant que 100 milliards $ sont consacrés au développement économique et social en vertu du 11e plan quinquennal.
« La Syrie est intéressée par l’établissement de partenariats avec le secteur privé français dans les domaines touristique, industriel, agricole, financier, bancaire et celui des infrastructures », a dit M. Dardari.
Il a d’autre part présenté un exposé sur la position géopolitique de la Syrie, estimant que cette position motive les hommes d’affaires français à mettre en place des projets dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’agriculture.
M. Dardari a mis l’accent sur les relations historiques d’amitié entre Damas et Paris, appelant les hommes d’affaires français à investir en Syrie et à rendre ces investissements un exemple à suivre de coopération entre les pays du nord et du sud.
De son côté, l’ambassadeur de France à Damas, M. Eric Chevallier, a souligné que ce forum servait d’une opportunité pour renforcer les relations syro-françaises, mettant en relief la nécessité d’augmenter les investissements français en Syrie.
Quant à M. Jacques Saadé, PDG du Groupe CMA CGM et chef de la délégation du Mouvement des entreprises de France (Medef), a fait noter que le Medef cherche à développer les investissements et les exportations français en Syrie, et au-delà dans toute la région.
De plus, il a indique que le Medef est prêt à mettre son expérience et son savoir-faire en ce qui concerne les domaines du commerce et de l’industrie à la disposition de la Syrie.
Le chef du conseil d’affaires syro-français, M. Bassame Ghrawi, a indiqué que le conseil avait été lancé en mai 2009 en vue de consolider les relations économiques et commerciales entre la France et la Syrie.
Comprenant 30 chefs d’entreprises industrielles, économiques et touristiques, la délégation française avait commencé hier une visite en Syrie (In SANA).