Tourisme et principales villes de Syrie : Suweyda

(90 km, sud-est de Damas)

Cette ville logée à 1 100 mètres d’altitude se distingue par la clémence du vent sec et l’abondance de ses productions dont le raisin conserve la priorité. Baptisée Sawada du temps des Nabatéens (la petite noirceur), elle était bâtie en pierres volcaniques noires. Ce sont les Romains qui en ont fait au IlIème siècle l’un des plus importants vilayets de la Jézireh, puis elle fut connue sous le nom de Dionisias, soit la ville la plus renommée en pain, Ses vestiges sont nombreux, mais les ruines sont disséminées. Les plus importantes traces archéologiques sont groupées dans le musée de la ville dont un tableau romain daté du Vlème siècle représentant Artémis, déesse de la chasse, sortant du bain, entourée de ses disciples.

Bosra

Bosra est une ville aux multiples couleurs, elle a été tour à tour nabatéenne, romaine, byzantine, islamique.
C’est aux Nabatéens que revient le mérite d’avoir fait de Bosra une ville rayonnante, le pendant septentrional de Pétra. Son économie est alors basée sur l’agriculture et le commerce caravanier.

En 106 ap. J-C., Bosra est annexée à l’Empire romain. Son importance et sa situation à l’avant-poste de Damas la désignent comme capitale de la nouvelle Arabie. Un gouverneur, commandant la IIIe légion cyrénaïque, s’y établit avec ses 5.000 soldats. Au cours du IIe siècle, la ville se dote d’une série d’édifices dignes dont le splendide théâtre de Bosra.

Tourisme et principales villes de Syrie : Damas

Point de départ de la vielle ville, le souk Al Hamadiyeh, tout près da la citadelle, abrite de multiples marchés adjacents. On aime flâner dans l’ancien bimaristan An Nouri, asile devenu musée de la médecine, ou dans le palais Azem, construit en 1749 par le gouverneur de Damas et improvisé musée des arts et traditions populaires. La cour de la Grande Mosquée (55 mètres sur 122 mètres) dallée de marbre, est dominée de trois minarets. Le petit édifice orthogonal, à l’ouest, est l’ancien dôme du trésor où l’on conservait autrefois les fonds publics à l‘abri des voleurs. Le musée national est un passage obligatoire pour appréhender l’ensemble des civilisations syriennes et leurs cultures. A l’intérieur, une collection de sculptures et d‘objets découverts sur les différents sites du pays.
 

C’est à Damas que s’illustra l’architecte Apollodore de Damas qui réalisa la colonne de Trajan à Rome et le grand pont sur le Danube, encore debout de nos jours. De cette époque Damas a, conservé les restes du tracé de la ville qu’il avait conçu en longueur conformément aux normes de l’urbanisme romain, ainsi qu’une partie du temple de Jupiter construit sur l’emplacement d’un temple araméen (Hadad) où se dresse aujourd’hui la Mosquée Omeyyades. En 1946, avec la proclamation de l’indépendance du pays, Damas retrouve progressivement son rôle de point de rayonnement national et civilisateur au sein du monde arabe et mérite d’être appelée “Cœur de l’arabisme“. Damas est la plus ancienne capitale du monde encore habitée.