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Mois: novembre 2015
Le Salon International du Patrimoine aborde le patrimoine culturel en péril au Moyen-Orient
Rappel du Patrimoine Culturel en péril au Moyen-Orient au Salon International du Patrimoine (jusqu’au 8 novembre).
Le Proche-Orient est le théâtre d’événements tragiques dont le bilan accablant tant sur le plan humain que patrimonial fait l’objet d’une prise de conscience internationale. La guerre, le fanatisme, le chaos, et le pillage font malheureusement disparaître sous nos yeux un patrimoine culturel tangible et intangible irremplaçable. ICOMOS France a ainsi initié une table ronde le 5 novembre présentant la situation dans son ensemble ainsi que les initiatives des institutions mobilisées présidée par Samir Abdulac, membre d’ICOMOS France, en charge du groupe de travail ICOMOS pour la sauvegarde du patrimoine culturel en Syrie et en Irak, et animée par Francesco Bandarin, Sous-Directeur Général de l’UNESCO, Bruno Favel, Chef du Département des affaires culturelles européennes et internationales au ministère de la Culture et de la Communication, et Sophie Cluzan, archéologue et Conservateur du Patrimoine au musée du Louvre.
Nous saisissons cette occasion pour publier l’intégralité du compte-rendu de la séance d’information qui avait été organisée le 22 avril dernier par Icomos France à la Cité de l’Architecture sur le même thème qui avait généré un intérêt tout à fait exceptionnel. Malheureusement, d’irréparables destructions se sont depuis poursuivies notamment à Palmyre. /fichiers/cr-22-avril-revsa-illus.pdf
Parution de « Palmyre, l’irremplaçable trésor » par Paul Veyne
L’historien Paul Veyne signe un livre magnifique sur la cité antique, symbole de l’ouverture à autrui détruit par l’Etat islamique. Dans les librairies, le 2 novembre.
« Ayant eu pour métier l’étude de l’Antiquité gréco-romaine, je n’ai cessé de rencontrer Palmyre sur mon chemin professionnel. Avec la destruction de Palmyre par l’organisation terroriste Daech, tout un pan de notre culture et mon sujet d’étude viennent brutalement de voler en éclats. Malgré mon âge avancé, c’était mon devoir d’ancien professeur et d’être humain de dire ma stupéfaction devant ce saccage incompréhensible et d’esquisser un portrait de ce que fut la splendeur de Palmyre qu’on ne peut plus désormais connaître qu’à travers les livres. »
C’est cette histoire de la « Venise du désert » que nous peint Paul Veyne ; avec lui, nous découvrons cet immense vestige d’un monde aboli.