Lettre ouverte au Président de la République

Paris, le 10 mars 2025
 

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République
 

Monsieur le Président de la République,
 

L’Association d’Amitié France-Syrie (fondée en 1992), et l’Association de Solidarité et d’Aide Franco-Syrienne de Marseille (fondée en 1958) et l’Association Cœurs sans Frontières au nom desquelles vous est adressée la présente missive, regroupent des Français, des Syriens et des binationaux résidant dans notre pays, soucieux de cultiver les liens d’amitié traditionnelle entre les deux peuples et de préserver le riche patrimoine commun que leur a légué l’Histoire.
 
Nous sommes tous profondément choqués et ébranlés par les massacres perpétrés en Syrie à l’encontre de civils, alaouites en majorité, au vu et au su de la communauté internationale tout entière, complice par son silence.
 

Nous avons bien pris acte de votre condamnation de ces crimes, mais dès lors que la France a été parmi les premiers pays à envoyer un émissaire à Damas pour rencontrer les nouveaux dirigeants de facto et l’un des premiers à les accueillir, il nous semble qu’elle ne fera que son devoir en prenant ses responsabilités au plus vite : c’est une question d’honneur et de dignité pour la patrie des droits de l’homme.
 

En vertu du statut de notre pays au Conseil de Sécurité, nous vous demandons donc d’engager de toute urgence les procédures pour faire stopper les massacres dont le bilan s’alourdit de jour en jour, n’épargnant personne, semant partout la désolation, mettant ainsi en péril lavenir du peuple syrien déjà en grande souffrance.
 

Vous remerciant par avance de l’attention que vous pourrez porter à notre lettre, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, les assurances de notre respectueuse considération.
 

L’Association d’Amitié France-Syrie

L’Association de Solidarité et d’Aide Franco-Syrienne de Marseille

L’Association Cœurs sans Frontières

Vidéoconférence de Haytham Mannaa

Vidéoconférence de l’AFS avec Dr. Haytham Mannaa sur la Syrie du 11 février 2025

« Quel avenir pour la Syrie ? « 

Intervenant :

 Dr. Haytham Manna.

Personnalité politique de l’opposition syrienne, le Dr Haytham Manna est un militant ardent de la cause des Droits de l’Homme, fondateur de divers organismes arabes et internationaux :

il est notamment Directeur de l’Institut Scandinave  pour les DDH, Fondation Haytham Manna à Genève. Ecrivain, il est l’auteur de nombreux ouvrages, tels que l’Encyclopédie des Droits de l’Homme

Son intervention sera très précieuse et s’inscrit pleinement dans le cadre des préoccupations de notre association.

 

 

CONFÉRENCE DE L’AFS du 25 mars 2024 à 19H

J’ai le plaisir de vous annoncer que la prochaine conférence de notre association aura lieu le 25 mars à 19 h. Elle sera menée par Monsieur Rudolf el Kareh. politologue fort connu sur le thème:

« La Syrie au cœur de la Question de Palestine, Gaza et les enjeux de l’avenir ».

Je vous serais vivement reconnaissant de bien vouloir largement diffuser cette annonce car le sujet choisi est au centre de toutes les préoccupations.

Pour ce faire :

Sujet:  AFS SYRIE Destremau

Heure: 25 mars 2024 06:30 PM Paris

 

Rejoindre Zoom Réunion

https://cnrs.zoom.us/j/99061389378?pwd=WkFsYnA1MThsbDd5czlxdTcvWGp0Zz09

ID de réunion: 990 6138 9378

Code secret: r0nBZu

 

Bien cordialement

Didier Destremau
Président

COMMUNIQUE de l’Association d’Amitié France-Syrie

Paris, le 8 novembre 2023

L’Association d’Amitié France-Syrie suit avec consternation le déroulé de la guerre qui ravage Gaza depuis un mois. Autant l’offensive du Hamas du 7 octobre 2023 que la vengeance sans retenue d’Israël lui sont insupportables. Dévaster Gaza, l’envahir, voire l’occuper comme semble le souhaiter Israël ne mettra jamais un terme à la violence qui en sera au contraire exacerbée. L’invasion de ce territoire palestinien et le massacre de civils, auxquels nous assistons sont une atteinte manifeste au droit international.

L’AFS se joint aux autres voix qui exigent d’arrêter ce massacre du peuple palestinien tout entier. Elle demande aux autorités françaises de peser de tout leur poids pour faire cesser le feu et agir enfin pour restaurer le droit des Palestiniens de vivre dans un État indépendant avec les mêmes frontières que celles précédant la guerre du 6 juin 1967. »

Didier Destremeau

Président de l’AFS

SYRIE. Communiqué de l’AFS du mardi 7 février 2023

Un séisme d’une grande ampleur vient de frapper la Syrie ajoutant une catastrophe naturelle dévastatrice au drame humanitaire des Syriens.
Le bilan des victimes ne cesse d’augmenter dans les villes d’Alep, de Lattaquié, de Hama et d’Idleb.

Le Chef de l’État, monsieur Emmanuel Macron a déclaré que La France est prête à apporter une aide d’urgence aux populations en Turquie et en Syrie.

Nous, signataires de ce communiqué appelons la France et l’Union Européenne à la levée urgente et immédiate des sanctions économiques imposées à la Syrie dans son ensemble.
Cette décision serait en conformité avec le rapport publié en novembre dernier par le rapporteur spécial de l’ONU, Mme Alena Douhan, Professeur de droit international, qui a sonné l’alerte contre les sanctions économiques et leur impact considérable sur la situation de la population.

Aujourd’hui, 90% des Syriens vivent sous le seuil de pauvreté, avec un accès limité à la nourriture, à l’eau, à l’électricité et aux combustibles de cuisson et de chauffage.
Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies a déjà affirmé que la Syrie était au bord d’une famine massive.

Depuis douze ans, la Syrie est en proie à une guerre sans fin. Les sanctions « unilatérales », qui affectent fortement la population civile rendent aujourd’hui la situation intenable pour des milliers de syriens qui sont dans des abris de fortune. Alors qu’une tempête est annoncée dans la région, un simple souci humanitaire impose que soient levées dans l’immédiat et en urgence les sanctions sur les produits de première nécessité alimentaires et médicaux.

Avec la même urgence de venir en aide aux populations sinistrées, il est demandé que toutes les ONG et associations habilitées ou susceptibles de travailler avec la Croix Rouge et le CICR, soient éligibles aux fonds mobilisés par la France et l’Union Européenne.

Signataires :
          Docteur Gérard BAPT, Député honoraire

Rony BRAUMAN, ancien président de Médecins Sans Frontières

Hervé de CHARETTE, ancien ministre des Affaires étrangères

Pierre CUYPERS, Sénateur

Dr Maher DAOUD, Président de l’association médicale franco- syrienne

Didier DESTREMAU, Président de l’Association d’amitié France Syrie

Dr Michel DIB, Neurologue

Roland DUMAS, ancien ministre des Affaires étrangères

Professeur Manar HAMMAD, archéologue, spécialiste de Palmyre et Président d’une Association culturelle franco-syrienne

Dr Fayez HOCHE, Fondateur de l’Association médicale franco-syrienne

Olivier JARDET, Député honoraire

Pierre JOXE, ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense

Christianne KAMMERMAN, Sénatrice honoraire

Patricia LALONDE, ancienne membre du Parlement européen

Michel RAIMBAUD, ancien ambassadeur de France

Jean Pierre VIAL, Sénateur honoraire

          Samir ABDULAC, expert international en patrimoine culturel

Mouna MANSOUR, présidente de Coeur sans Frontières

Anas CHEBIB, médecin radiologue

Joseph ATTALA, Alliance Française

Roula ZEIN JOXE, journaliste

Safa SAKER DELYE, Docteur en biologie

Reem DAKKAK, docteur en immunologie et chercheur

Jihane HATAHET RAIMBAUD

Mouhannad SADATE, Docteur en chirurgie gynécologique et obstétrique

Majed NEHME, journaliste, Directeur du site Afrique-Asie

Patrice MOUCHON, ancien Président de l’Association d’Amitié France Syrie, Avocat au Barreau de Paris, Président du Centre de Médiation et d’Arbitrage près la Chambre de Commerce Franco-Arabe.

Visioconférence | La question kurde en Syrie

Chers amis,
L’AFS a le plaisir de vous inviter à participer à une vidéoconférence :
 

« La question kurde en Syrie »

INTERVENANT :
 
Monsieur Majed NEHME
Chercheur, éditeur et journaliste. Directeur de la rédaction du journal en ligne afrique-asie.fr. 
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages en langue arabe, il a notamment dirigé la publication de l’Encyclopédie politique, en sept volumes, Beyrouth, 1980-1986. 
Dernier ouvrage (collectif) publié, « La face cachée des révolutions arabes », éd. Ellipses, 2012.
 
Le mardi 9 novembre 2021 à 18h30 (Heure de Paris). Durée 1h30.
 
Coordonnées Zoom :
 
ID de réunion : 956 4872 8516
Code secret : 287879
 

Une seule touche sur l’appareil mobile

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+33170372246,,95648728516#,,,,*287879# France

 

Il est conseillé de se connecter quelques minutes en avance.

La connexion sera ouverte à partir de 18h00.

Avec toute notre amitié.

 

Appel à l’arrêt des sanctions contre le peuple syrien

L’association d’Amitié France-Syrie s’associe pleinement avec ces requêtes. Elle juge indispensable et urgente la levée de ces injustes sanctions qui pénalisent cruellement le peuple syrien déjà en butte depuis dix ans à de multiples avanies. Elle espère que la nouvelle administration américaine tout comme les gouvernements de l’UE prendront en compte cette légitime demande.

Représentant personnel du président de la République française pour la Syrie

L’AFS a le plaisir de vous communiquer l’information suivante:

L’actuel ambassadeur de France en Iran François Sénémaud, ancien directeur du renseignement à la DGSE, a été nommé aujourd’hui en Conseil des ministres représentant personnel du président de la République pour la Syrie, a annoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Le dossier de la Syrie, où la France a fermé son ambassade sans toutefois rompre formellement les relations diplomatiques, était piloté depuis 2014 au ministère des Affaires étrangères par Franck Gellet, 54 ans, qui vient d’être nommé ambassadeur de France au Qatar.

M. Sénémaud, 61 ans, devrait quitter ses fonctions à Téhéran en août, a indiqué M. Griveaux, qui a précisé que « nous ne rouvrons pas une ambassade en Syrie ». M. Sénémaud arrivait au terme de ses fonctions en Iran. « Nous ne rouvrons pas une ambassade en Syrie », même si le titre du diplomate sera « représentant personnel du président de la République, ambassadeur pour la Syrie », à compter du 27 août, a précisé le porte-parole du gouvernement français.

Le conseil d’administration de l’Association d’amitié France Syrie se félicite de cette décision qui n’est probablement pas étrangère aux actions que nous avons menées.

Nous espérons que DAMAS réagira favorablement en vue de renouer le dialogue avec la France.

Syrie: les tensions internationales montent d’un cran

AFS: La situation complexe en Syrie risque de se détériorer un peu plus chaque jour par le jeu dangereux des puissances internationales et régionales.

 AFP:

Chasseur syrien abattu par l’aviation américaine, affrontements inédits entre troupes gouvernementales et rebelles soutenus par les Etats-Unis, tir de missiles iraniens sur Deir Ezzor: les tensions sont montées d’un cran dans le conflit syrien en l’espace de quelques heures.
L’avion syrien a été abattu dimanche par la coalition internationale dirigée par Washington dans la province de Raqa (nord), où des affrontements inédits ont opposé l’armée aux Forces démocratiques syriennes (FDS, djihadistes) soutenues par les Etats-Unis.
L’incident constitue une escalade, alors que les troupes de l’armée syrienne se trouvent à la lisière de zones contrôlées par des forces soutenues par les Américains dans le nord et le sud de la Syrie.
Après avoir largement avancé dans le Nord, notamment avec la conquête d’Alep, l’armée syrienne progresse depuis mai dans le Centre et le Sud, et se dirige dorénavant vers l’Est.
Elle a chassé le groupe djihadiste Etat islamique (EI) de plusieurs zones dans la Badiya (désert) et atteint le 9 juin la frontière irakienne, encerclant quasiment des rebelles soutenus par Washington et basés au poste-frontière d’Al-Tanaf. Inquiets, les Etats-Unis ont déployé dans la foulée des batteries de lance-roquettes multiples.
La tension est encore montée d’un cran avec l’annonce dimanche par l’Iran de tirs de missiles de moyenne portée contre « des bases terroristes » dans la région de Deir Ezzor (est), essentiellement contrôlée par l’EI. Il s’agit selon les médias iraniens des premiers tirs en 30 ans – depuis la guerre Iran-Irak (1980-88) – de missiles de l’Iran hors de son territoire.
« L’aviation de la coalition internationale a visé cet après-midi un de nos avions de combat dans la région de Resafa, dans le sud de la province de Raqa, alors qu’il menait une mission contre le groupe terroriste Etat islamique », a indiqué l’armée syrienne, précisant que « l’avion a été abattu et le pilote est porté disparu » et parlant d' »agression flagrante ».
Washington a confirmé avoir abattu un avion syrien. « A 18H43 (17H43 GMT), un avion syrien de type SU-22 a largué des bombes près de combattants soutenus par la coalition au sud de Tabqa, et en vertu de nos règles d’engagement et de la légitime défense qui prévaut au sein de la coalition (anti-EI), il a été immédiatement abattu par un avion américain F/A-18E Super Hornet », a affirmé le commandement de la coalition dans un communiqué.
L’armée syrienne avait progressé ces dernières heures dans cette région et était arrivée aux portes de Resafa, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de la ville de Raqa, principal fief de l’EI en Syrie.
« Le régime veut à travers la province de Raqa parvenir à la province pétrolière de Deir Ezzor », plus à l’est, explique Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
« Le régime (…) ne veut pas que les forces soutenues par les Américains avancent plus au sud de Raqa », a-t-il ajouté, faisant état d’affrontements dans la nuit entre l’armée et les FDS dans deux villages, Chouwayhane et Jaaydine, à une quarantaine de kilomètres au sud de Raqa.
C’est la première fois que les deux forces rivales s’affrontent.
Les FDS, entrées le 6 juin à Raqa, se sont depuis emparées d’une poignée de quartiers et s’apprêtent à lancer la bataille cruciale du centre-ville.
La guerre en Syrie, qui a fait plus de 320.000 morts et ravagé le pays en six ans, s’est transformée en un conflit complexe avec la montée des jihadistes et l’implication de puissances régionales et internationales.
Engagé aux côtés de la Syrie, l’Iran a annoncé des tirs de missiles de moyenne portée contre des « terroristes » en Syrie.
Selon les Gardiens de la révolution, armée d’élite d’Iran, les missiles ont décollé dimanche de l’ouest de l’Iran pour frapper « des bases de terroristes » dans la région de Deir Ezzor, en représailles au double attentat (parlement et mausolée de l’imam Khomeyni, 17 morts) du 7 juin à Téhéran, qui a été revendiqué par l’EI.
Les médias iraniens ont évoqué six missiles.
Après le double attentat, les Gardiens avaient affirmé qu’ils « vengeraient le sang versé des innocents ».
Dans un communiqué, ils ont mis en garde dimanche les « terroristes et leurs protecteurs dans la région et hors de la région ». « En cas de répétition de ces attaques sataniques contre le peuple iranien, ils devront s’attendre à la colère révolutionnaire et aux flammes de la vengeance », préviennent-ils.
Les autorités iraniennes ont accusé l’Arabie saoudite, mais aussi les Etats-Unis, de soutenir les groupes djihadistes agissant contre l’Iran.